Édition du vendredi 8 janvier 2010

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Photo François CÉLIÉ

Un gantier reconverti dans les sacs en toile

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« DANS tous les cas, il fallait que je fasse un truc. J'ai eu un mois ou deux de flottement mais je ne pouvais pas rester sans rien faire. C'était soit chercher du boulot, soit faire mon truc. » C'est donc cette deuxième option qu'a choisie Michaël Ladet, qui a démarré chez lui, rue Debussy, une activité de fabrication de sacs (cabas, sacs marins, sacs à main) en toile de voile.
Michaël, 36 ans, a travaillé pendant un an et demi dans la ganterie, aux ateliers de Lapeyre (pour le Sac du Berger) jusqu'à ce qu'une compression de personnel, en octobre, l'oblige à s'inscrire au chômage. Il a pour lui de ne jamais avoir craint de se lancer dans une nouvelle expérience professionnelle, comme en témoigne le récit de son parcours atypique.
Après
avoir passé une bonne partie de sa jeunesse en Corse, il obtient un BTS informatique à Montpellier. Puis, il démarre dans un secteur qui n'a rien à voir puisqu'il est maître voilier pendant dix ans à Port-Camargue. C'est alors que commence la partie millavoise de sa carrière : sa femme, prof de math et conseillère sur l'esthétisme de ses créations, est Aveyronnaise. Il devient chef d'atelier chez Gaston Mercier, le fabriquant de selles de cheval, et y reste un an avant d'être chef d'atelier dans la ganterie. « J'ai appris pas mal de savoirs qui se croisent », conclut ce père de trois enfants âgés de 1 à 6 ans. Ayant gardé des contacts à Port-Camargue, il recycle les chutes d'une fabrique de toiles de différentes variétés, conçues pour des navires de course ou de croisière, en matériaux composites, carbone, kevlar ou polyester. Michaël a installé son atelier dans son garage, où il « essaie d'allier espace de vie et espace de travail », avec une table de découpe et deux machines à coudre, à côté desquelles pendent des gabarits. « L'idée est d'allier des matières nobles, comme le cuir, et des matières plastiques, qui ne sont pas forcément moins chères : le cuir peut aller jusqu'à 50 /m 2 et la toile jusqu'à 40 . » La vente se fait en direct par internet, les premiers prix sont à 40 . Les clients peuvent les personnaliser en faisant rajouter des inscriptions ou des aplats colorés. Au Pôle emploi, Michaël a été dirigé vers la couveuse d'entreprises, à la TGM. « La couveuse permet de ne pas prendre de risque , dit-il. Je continue à toucher le chômage et ils m'aident beaucoup pour la comptabilité et pour le site internet. Ça cadre un peu les choses et ça me pousse à me lever le matin. » Le principal souci ? « La vente », avoue-t-il, un domaine dans lequel il n'est pas encore à l'aise. Il a déjà créé des plaquettes, récupéré des adresses au Salon nautique de Paris, et démarché des clubs de voile ou de plongée. En décembre, il a vendu une quinzaine de produits. Pour être viable, sa petite entreprise doit atteindre 800 ventes par an. Nul doute qu'il a la motivation pour réussir.
philippe haimart www.voilensac.com.

 

Édition du vendredi 8 janvier 2010

Aveyron A Millau, une seconde vie pour les voiles de Port-Camargue

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Aveyron A Millau, une seconde vie pour les voiles de Port-Camargue Au chômage depuis octobre dernier, Michaël Ladet a su vite rebondir. Ancien chef d'atelier à la ganterie de Lapeyre, ce père de 36 ans a décidé de créer son entreprise.
Il confectionne des sacs (cabas, sacs marins ou sacs à main) en recyclant des chutes de toiles conçues pour les navires de course ou de croisière. Michaël trouve sa matière première à Port-Camargue et vend ses produits
via internet.
Dans son garage où il a installé son atelier de fabrication, cet entrepreneur allie le cuir à des matériaux composites, carbone, kevlar et plastiques.
Une couveuse d'entreprise l'épaule pour sa comptabilité et le développement de son site internet. En décembre, il a déjà vendu une quinzaine d'articles. Pour être
http://memorix.sdv.fr/5/www.midilibre.com/infoslocales/region_article/81259033/Position1/SDVG_ML_LI/default/empty.gif/556e3277434574484979454144626b34?

rentable, sa petite entreprise devra atteindre les 800 ventes annuelles.